Un élève en difficulté psychologique ne peut pas s'épanouir en classe. Pourtant, à Madagascar et sur le continent africain, la santé mentale demeure l'une des dimensions les plus négligées de l'éducation. Il n'y a pas de conseillers dans les couloirs. Il n'y a pas d'espaces sûrs pour parler. Il n'y a pas de mots pour ce que vivent tant de jeunes parce que personne ne leur a jamais appris que ce qu'ils traversent a un nom, et que de l'aide existe.
Le résultat : une souffrance silencieuse. Des élèves qui décrochent. Des jeunes qui portent seuls, tout au long de leur scolarité, leur anxiété, leur dépression, leur traumatisme et leur deuil, sans personne vers qui se tourner, sans idée que les choses pourraient être différentes.
À Water Yourself, nous pensons que les écoles et les universités ne sont pas seulement des lieux d'apprentissage académique. Ce sont des lieux où se forge l'identité, où se nouent les amitiés, où les pressions de la croissance rencontrent celles de la performance. Ce sont, à bien des égards, les environnements de santé mentale les plus importants dans la vie d'un jeune.
C'est pourquoi nous y allons.
Nous nous associons directement aux écoles et aux universités pour intégrer le soutien santé mentale dans la structure même de l'institution, non comme un ajout, non comme une réponse à la crise, mais comme une partie permanente, normalisée et centrée sur l'élève de la vie scolaire. Nous travaillons avec la direction, les enseignants, les élèves et les parents pour bâtir quelque chose qui dure longtemps après notre départ, parce que les meilleurs systèmes de santé mentale sont ceux qui appartiennent à la communauté elle-même.
Notre travail dans les écoles ne consiste pas à faire venir des experts extérieurs pour réparer des élèves en difficulté. Il s'agit de construire une culture où chaque jeune se sent vu, soutenu et suffisamment en sécurité pour demander de l'aide, et où les personnes qui l'entourent savent comment répondre.